Indice des loyers commerciaux 4ème trimestre 2025 : Guide complet

Idées principalesDétails
📉 Baisse de l’indice des loyers commerciauxL’ILC recule à 134,62, soit -0,50% sur un an selon l’INSEE.
📋 Définition et champ d’application de l’ILCIndice de référence légal pour réviser les loyers commerciaux des activités commerciales et artisanales immatriculées au RNE.
🔢 Formule de calcul de la révisionNouveau loyer = loyer actuel × nouvel ILC ÷ ILC de référence. Combiner deux composantes précises.
⚙️ Composition de l’indice depuis 202275% prix à la consommation (IPCL) et 25% coût de la construction (ICC) sur périodes glissantes.
📊 Variation à long termeSur neuf ans, l’ILC progresse de 23,61%. Hausse significative malgré reculade annuelle actuelle.
💼 Différence entre ILC et ILATILC pour activités commerciales et artisanales ; ILAT pour professions libérales, bureaux, logistique.
🔒 Plafonds de revalorisation applicablesRévision triennale : +0,29% maximum ; renouvellement du bail : jusqu’à +25,10% possible.

L’indice des loyers commerciaux du quatrième trimestre 2025 vient de tomber, et je dois avouer que les chiffres ont de quoi surprendre.

Après des années de hausse parfois musclée, l’ILC recule légèrement — il s’établit à 134,62, soit une baisse de 0,50% sur un an selon l’INSEE.
Rien de dramatique, mais c’est un signal que vous avez tout intérêt à comprendre, que vous soyez bailleur ou locataire d’un local commercial.

Instauré par l’article 47 de la loi de modernisation de l’économie n°2008-776 du 4 août 2008, l’ILC est l’indice de référence légal pour réviser les loyers des baux commerciaux. Concrètement, il s’adresse aux locataires qui exercent une activité commerciale ou artisanale et qui sont immatriculés au Registre national des entreprises (RNE). Pas aux usines. Pas aux entrepôts logistiques. Pas aux immeubles exclusivement de bureaux — j’y reviens plus bas.

Je vais vous l’expliquer comme je le ferais à mes enfants avec des M&M’s — imaginez un loyer de 1 200 €. Chaque année, le propriétaire peut ajuster ce montant selon une règle précise. La formule ? Nouveau loyer = loyer actuel × nouvel ILC ÷ ILC de référence. Si on prend les derniers indices publiés : 1 200 × 136,81 ÷ 136,72 = 1 200,79 €. Oui, ça fait 79 centimes de plus. Parfois la révision, c’est vraiment… symbolique.

L’ILC est calculé et publié chaque trimestre par l’INSEE, et la prochaine publication est prévue fin juin 2026. Il combine deux composantes depuis la réforme introduite par le décret n°2022-357 du 14 mars 2022 :

  • 🛒 75% de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers (IPCL), calculée sur 12 mois glissants
  • 🏗️ 25% de l’indice du coût de la construction (ICC), calculé sur 4 trimestres consécutifs

Avant le quatrième trimestre 2021, l’ancienne formule intégrait aussi le chiffre d’affaires du commerce de détail à hauteur de 25%. Cette composante a été supprimée précisément pour réduire la volatilité de l’indice — une bonne décision quand on voit les montagnes russes du commerce post-Covid.

Voici un tableau récapitulatif des principaux indices publiés par l’INSEE pour ce trimestre. Parce que les chiffres, c’est bien. Mais les chiffres organisés, c’est encore mieux — Sandra apprécierait peut-être même ça, et elle qui fuit les colonnes de nombres comme la peste !

IndiceValeur T4 2025Variation annuelleVariation 3 ans
🏪 ILC (loyers commerciaux)134,62-0,50%+6,80%
🏠 IRL (loyers habitation)145,78+0,79%
🏗️ ICC (coût construction)2 058-2,37%
💼 ILAT (activités tertiaires)137,21-0,06%+8,33%

Sur neuf ans, l’ILC progresse de 23,61%. C’est la donnée qu’on oublie souvent dans les discussions de révision triennale. Un bailleur qui signe un bail aujourd’hui à un loyer « raisonnable » sur la durée encaisse malgré tout une revalorisation significative sur le long terme.

Petite précision géographique importante : l’IRL s’applique différemment selon les territoires. Il s’établit à 142,98 dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution (régions et départements d’Hormis-mer), et à 141,59 en Corse, conformément à l’arrêté n°R20-2022-10-11-00012.

C’est la question que me posent régulièrement des clients dans mon activité de courtier. Et franchement, la confusion est compréhensible. Depuis la loi n°2014-626 du 18 juin 2014 et son article 9 modifiant l’article L. 145-34 du Code de commerce, deux indices coexistent pour la révision des baux commerciaux.

L’ILC s’applique aux activités commerciales et artisanales. L’ILAT — l’indice des loyers des activités tertiaires — concerne lui les professions libérales (cabinets médicaux, architectes), la location de bureaux, et même certains entrepôts logistiques. Son mode de calcul diffère : 50% prix à la consommation, 25% coût de construction, 25% PIB en valeur.

Depuis 2014, l’utilisation de l’ILC ou de l’ILAT est obligatoire pour tout nouveau bail ou renouvellement. L’ICC, lui, est sorti du jeu pour les nouvelles signatures — même s’il reste mobilisé dans certains cas particuliers pour apprécier les plafonds de variation.

Sur les plafonds justement, deux situations méritent attention :

  1. En révision triennale, la hausse est plafonnée à 0,29% — ce qui limite drastiquement toute revalorisation en cours de bail.
  2. Au renouvellement du bail, l’augmentation peut atteindre jusqu’à 25,10%, selon les règles du Code de commerce — un écart qui peut piquer si vous n’avez pas anticipé.

Ce plafonnement peut pourtant être écarté si la valeur locative a évolué de manière notable — changement d’usage du local, dynamisme commercial du secteur, modifications contractuelles… Autant de critères que j’analyse systématiquement pour mes clients avant toute négociation. Parce qu’un bail commercial mal préparé, c’est comme signer un crédit sans lire les conditions générales — ça arrive, et ça fait toujours mal au moment où on s’y attend le moins. 😅

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