Comment calculer le taux d’endettement ? Formule et Guide complet

Femme en pull bleu tapant sur son laptop au bureau
Idées principalesDétails et actions
📊 Définition du taux d’endettementDiviser charges fixes par revenus fixes, multiplier par 100 pour obtenir pourcentage.
⚖️ Plafond réglementaire fixéRespecter le maximum de 35 % imposé par le Haut Conseil de stabilité financière.
💼 Revenus considérés comme fixesInclure salaires nets, pensions, loyers perçus et allocations régulières.
🏦 Charges déductibles du tauxCompter mensualités de crédit, loyers versés et pensions alimentaires uniquement.
📈 Dérogation possible au plafondObtenir exception dans 20 % des dossiers : profils stables et revenus élevés.
✅ Leviers pour améliorer situationAugmenter revenus, solder crédit conso ou négocier assurance emprunteur.

La Banque de France l’estimait à 61,4 % du PIB en janvier 2024 : l’endettement des ménages français reste un sujet massif, concret, et qui touche presque tout le monde. Quand je reçois un client dans mon bureau, neuf fois sur dix, il n’a aucune idée de son propre taux d’endettement. Et pourtant, c’est le premier chiffre que la banque va regarder avant même d’ouvrir son dossier.

Pas d’inquiétude. Je vais vous expliquer tout ça simplement, comme je le ferais autour d’un café — sans jargon, sans prise de tête.

Le taux d’endettement mesure la part de vos revenus mensuels qui part dans le remboursement de vos dettes. Une seule formule à retenir :

Taux d’endettement = (Charges fixes ÷ Revenus fixes) × 100

Deux exemples concrets, tirés de dossiers que je traite régulièrement :

  • 💰 Charges mensuelles de 400 € pour des revenus de 2 500 € → (400 ÷ 2 500) × 100 = 16 %. Dossier très propre.
  • ⚠️ Mensualité de 500 € pour un salaire net de 1 800 € → (500 ÷ 1 800) × 100 = 27,7 %. Encore acceptable, mais on surveille.

La limite officielle fixée par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) depuis le 29 septembre 2021 est de 35 % assurance emprunteur comprise. Avant cette date, la recommandation était à 33 %. Ce plafond n’est pas une simple suggestion — il est devenu contraignant pour les banques depuis l’été 2021.

Homme en costume bleu assis à son bureau avec lampe et livres

Ce que j’apprécie dans cette règle, c’est qu’elle protège vraiment les emprunteurs. J’ai vu des gens s’engager à 45 % d’endettement en pensant « ça ira ». En général, ça n’allait pas. La règle des 35 % n’est pas là pour vous embêter — elle est là pour éviter que vous remboursiez vos crédits avec vos courses alimentaires.

Sachez aussi que selon le Code de la consommation (articles L.711-1 et L.712-2), on parle de surendettement dès lors que vous êtes dans l’impossibilité manifeste de faire face à vos dettes. En pratique, on commence à s’inquiéter sérieusement quand les mensualités dépassent 50 % des revenus du foyer.

Beaucoup de clients me demandent : « Mais mon bonus de fin d’année, ça compte ? » Bonne question. La réponse honnête, c’est : ça dépend.

Du côté des revenus retenus, voici ce que les banques acceptent généralement :

  • 💼 Les salaires nets et primes contractuelles (dont le treizième mois)
  • 📋 Les allocations de retour à l’emploi et pensions de retraite
  • 🏠 Les loyers perçus si vous êtes propriétaire-bailleur (j’ai deux appartements à Saint-Étienne, ils comptent dans mon calcul)
  • 👨‍👩‍👧 Les pensions alimentaires reçues et, selon les établissements, les allocations familiales

Les commissions et revenus variables ? Ils ne sont pris en compte que s’ils sont stables et réguliers sur plusieurs années. Les primes extraordinaires et les remboursements de frais professionnels, eux, restent hors calcul. Si vous êtes travailleur indépendant, c’est votre bénéfice déclaré qui sert de base — là encore, sous condition de régularité. Vous pouvez d’ailleurs vérifier votre conversion brut en net pour avoir une base de calcul précise.

Du côté des charges retenues :

  • 🏦 Toutes les mensualités de crédit en cours (immobilier, conso, auto…)
  • 🏡 Le loyer actuel si vous êtes locataire, charges comprises
  • 👶 Les pensions alimentaires versées

Ce qui n’entre pas dans le calcul : les factures d’énergie, les abonnements, la nourriture, les loisirs. Ces dépenses font partie du reste à vivre, c’est-à-dire ce qu’il vous reste après vos charges fixes. Les banques l’analysent aussi, selon la composition de votre foyer. Ma femme Sandra ne s’occupe pas des chiffres à la maison, mais même elle reconnaît que « ce qu’il reste » est souvent plus parlant que le taux lui-même.

ÉlémentInclus dans le taux d’endettement ?
🏦 Mensualités de crédit immobilier✅ Oui
🚗 Crédit auto / conso✅ Oui
🏡 Loyer (locataire)✅ Oui
💡 Factures énergie / téléphone❌ Non (reste à vivre)
🛒 Alimentation / loisirs❌ Non (reste à vivre)
🎁 Prime exceptionnelle❌ Non (revenu exclu)

Vous avez calculé votre taux et il dépasse les 35 % ? Respirez. Ce n’est pas forcément rédhibitoire. Le HCSF permet aux banques de déroger à cette règle dans 20 % de leurs dossiers. Profil ciblé : revenus élevés, épargne solide, reste à vivre confortable, ou fonctionnaires bénéficiant d’une stabilité d’emploi reconnue. L’âge joue aussi : un emprunteur jeune avec de bonnes perspectives de carrière peut parfois faire pencher la balance.

Cela dit, méfiez-vous des pièges du rachat de crédit : regrouper vos emprunts peut réduire votre taux d’endettement en abaissant la mensualité globale, mais vous remboursez plus longtemps et donc plus cher au total. C’est une solution, pas une baguette magique.

Pour améliorer réellement votre situation, plusieurs leviers existent :

  1. Augmenter vos revenus fixes (négociation salariale, location d’un bien…)
  2. Solder un crédit à la consommation avant de déposer votre dossier
  3. Opter pour un lissage de prêt afin que votre mensualité totale reste stable
  4. Travailler votre assurance emprunteur — bien négociée, elle rassure le prêteur et allège votre charge réelle

Avec des revenus nets de 4 000 € par mois, une mensualité maximale de 1 400 € vous donne accès à plus de 230 000 € de capacité d’emprunt sur 20 ans à 3,4 %. Si votre dossier est refusé malgré tout, ne baissez pas les bras : je vous explique quoi faire quand un rachat de crédit est refusé partout. Il existe toujours des solutions à analyser.

Professionnel fatigué se tenant la tête dans son bureau moderne

Gardez en tête que les banques ne scrutent pas uniquement votre taux. Elles regardent aussi le saut de charge (la différence entre votre loyer actuel et la future mensualité), votre capacité d’épargne régulière, et la solidité globale de votre projet. Si vous souhaitez aller plus loin sur le suivi de vos engagements financiers, la notion de credit monitoring arrangement peut vous intéresser pour piloter votre endettement dans la durée.

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